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Per non scrivere a te
Anele · Lamantica Edizioni · 2022
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Per non scrivere a te è una raccolta poetica di Anele, pubblicata da Lamantica Edizioni nel 2022.

Il corpo è il luogo in cui si manifestano il desiderio, l'assenza, il dolore e la vitalità. Attraverso una scrittura essenziale, diretta e fisica, la raccolta esplora la relazione tra esperienza corporea e coscienza di sé, tra eros e morte, tra libertà individuale e convenzioni sociali.

Una poesia del corpo vissuto, in cui l'esperienza sensoriale diventa una forma di conoscenza dell'esistenza.

Anele | Poésie contemporaine – Per non scrivere a te

Il corpo, come dimensione esistenziale.

E’ lo spazio di relazione con sé stessi e con gli altri, in base a una dimensione di percezione.

Dalla poesia, nella sua sintesi di emozioni, traspare  la forza che il corpo possiede, quando vissuto. 

Un evento fisico conduce al risveglio dalle abitudini sociali volte a far tacere il corpo sotto pressioni estetizzanti, di performance, di una invisibilità imposta da dettami paritari, di un’esistenza dell’apparenza. 

Il corpo nel dolore costringe a pensarsi.

Inizia così ad allontanarsi dal corpo attuale, quello smaterializzato perché portato a mito da esigenze sociali; incorporeo, vissuto oltre le sue regole fisiche. Lo spazio al di fuori della comunità e dalle sue normali esigenze di rappresentazioni altre consente all’individuo di poter essere se stesso, fuori dai codici della socialità.

Una donna, soggetto incarnato, capace di rimanere soggetto anche quando è nella disponibilità di un uomo, ma con consapevolezza e volontà.

Nel corpo vissuto si uniscono le due dimensioni, spesso divise dalla nostra cultura, di anima e Körper senza alcuna subalternità. 

Una poesia fenomenologica, in cui si racconta un’esperienza, che possa essere quella di molti e molte: vivere con il proprio corpo, sentendo il proprio corpo. Non c’è cosa nel mondo non mediata dal corpo. 

L’esperienza di un corpo ritrovato, il ritorno alla vitalità; vitalità emozionale che può toccare il negativo e il positivo, la morte e la vita.

“Dell’erotismo si può dire che è l’approvazione della vita fin dentro la morte”. Georges Bataille parla dell’erotismo affascinato dalla morte, anche come dissoluzione delle forme costituite. Il corpo costituisce il fulcro di questa esistenza vissuta tra vita e morte, un’esistenza vitale e non sopravvivenza.

Lamantica Edizioni

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Vedere e sentire

nei giorni a seguire

i segni dell'ardore

violentemente impresso.

Corpo, mappa livida di un amore

protagonista e testimone di se stesso.

​

Isola,

un profilo di roccia

di un corpo disteso.

E' il tuo corpo ormai cosa,

che il vuoto attorno a sé 

impone.

Io immersa

nuoto, nuoto, nuoto

nel vuoto.

​

​

Sangue, sangue, sangue

per essere morte

per essere piacere.

Stessa materia, diversa sorte.

Guardiamo appartenerci.

L'uno nell'altro siamo,

estasiati nel vederci

e nel sentire

il piacere salire

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Francese

Pour ne pas t'écrire est un recueil de poésie en langue italienne d'Anele, publié par Lamantica Edizioni en 2022.

Le corps est le lieu où se manifestent le désir, l'absence, la douleur et la vitalité. À travers une écriture épurée, directe et charnelle, le recueil explore les liens entre l'expérience corporelle et la conscience de soi, entre Éros et la mort, entre la liberté individuelle et les conventions sociales.

Une poésie du corps vécu, où l'expérience sensorielle devient une forme de connaissance de l'existence.

Le corps comme dimension existentielle

Le corps est l’espace de la relation à soi et aux autres, dans une dimension de perception.

La poésie, dans sa capacité à condenser les émotions, laisse transparaître la force que possède le corps lorsqu’il est pleinement vécu.

Un événement physique provoque un éveil hors des habitudes sociales qui tendent à faire taire le corps, sous la pression des exigences esthétiques, de la performance, d’une invisibilité imposée par les injonctions égalitaires, d’une existence régie par les apparences.

Le corps, dans la douleur, nous contraint à nous penser.

Commence alors un éloignement du corps tel qu’il est conçu aujourd’hui : un corps dématérialisé, érigé en mythe par les exigences sociales ; un corps désincarné, vécu au-delà de ses propres lois physiques.

Un espace hors de la communauté et de ses exigences habituelles de représentations autres permet à l’individu d’être lui-même, en dehors des codes de la sociabilité.

Une femme, sujet incarné, capable de demeurer sujet même lorsqu’elle se rend disponible à un homme, mais dans la conscience et la volonté de son choix.

Dans le corps vécu se rejoignent deux dimensions que notre culture sépare souvent : l’âme et le Körper, sans que l’une soit subordonnée à l’autre.

Une poésie phénoménologique, qui raconte une expérience susceptible d’être partagée par beaucoup de femmes et d’hommes : vivre avec son propre corps, sentir son propre corps. Rien au monde ne nous parvient sans la médiation du corps.

L’expérience d’un corps retrouvé, le retour à la vitalité ; une vitalité émotionnelle qui peut toucher au négatif comme au positif, à la mort comme à la vie.

« De l’érotisme, il est possible de dire qu’il est l’approbation de la vie jusque dans la mort. »

Georges Bataille évoque un érotisme fasciné par la mort, également comprise comme dissolution des formes constituées. Le corps constitue le centre de cette existence vécue entre la vie et la mort : une existence pleine de vitalité, et non une simple survie.

Ton visage est hypnotisé,  

perdu dans ta cadence rythmé, 

vers moi, au-dedans de moi. 

Tu ne demandes pas pourquoi, 

tu suis une volonté machinale. 

Une extase semble t'envahir,

jusqu'à ce que, au sommet du plaisir, 

je tombe, dans une déroute totale.

La chambre au matin est un récit.

Traces de nos corps,

leurs gestes en souvenir.

Mort, 

tu as vaincu tous nos humains efforts. 

Tu t'es montrée la plus forte. 

Tu as dressé une clôture, 

tu nous as imposé la rupture..

La plus profonde défaite 

que j'aie subie, 

car c'était ta vie qui était en jeu.

Tu entres partout.

J'aime ça.

Dans une lutte constante et tenace.

Contre mon vide, jusqu'au bout,

tu luttes, obstiné,

sans rien laisser de côté.

Je t'ai vécu et je t'ai perdu

avec la même grimace sur ton visage,

extase et abandon,

momentané et éternel.

© 2021 ANELE

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